Actions

Qu’est ce qu’une Action ?

Les actions (ou titres vifs ou encore titres négociables) sont émises en contrepartie des apports lors de la fondation d’une société, ce qui permet de créer son capital social.

Elle confère à son détenteur la propriété d’une partie du capital, avec les droits qui y sont associés : intervenir dans la gestion de l’entreprise via un droit de vote et en retirer, potentiellement, un revenu appelé dividende.

La valeur financière d’une action reflète l’état financier de l’entreprise.

Pour investir dans une action, l’investisseur évalue la rentabilité de l’action et le risque associé.

Quand le prix de l’action est supérieur à sa valeur estimée, il est logique de la vendre; et quand le prix est plus faible que sa valeur estimée, il est logique d’en acheter.

En réalité, les décisions ne sont pas si simples et les estimations de gain et de risque sont incertaines.

 

  • Il existe trois facteurs majeurs de variation qu’un gestionnaire doit analyser

 

1°) Influence des performances de la société

Quand la société réalise des performances financières supérieures aux attentes du marché, le cours a tendance à augmenter, et inversement.

Les investisseurs sont plus sensibles aux « perspectives » de performances, qu’au résultat présent, ce qui fait que si une société annonce de bons résultats, mais que les perspectives sont défavorables pour les mois qui suivent, le cours ne montera pas et pourra même baisser.

Voici une liste non exhaustive des événements ayant généralement un effet à la hausse sur le cours :

  • Annonce de bons résultats
    Prévisions de bons résultats dans les mois qui suivent
    Plan de restructuration destiné à diminuer les frais généraux
    Vente d’un secteur de l’entreprise moins rentable que la moyenne de l’entreprise
    Vente d’un secteur qui n’est pas dans le cœur du métier de l’entreprise (car on suppose que l’entreprise recentrée aura une meilleure rentabilité)
    Vente de filiale de l’entreprise avec forte plus value par rapport au prix payé précédemment pour l’acquérir
    Rachat d’actions par la société (quand la société rachète ses propres actions). Ces informations sont publiques sur le site de l’AMF.
    Rachat d’actions de la société par ses dirigeants : cela dénote une confiance des dirigeants dans le potentiel de la société qu’ils gèrent. Ces informations sont publiques sur le site de l’AMF.
    Arrivée d’un dirigeant avec une réputation flatteuse
    Offre publique d’achat (OPA)
    Les événements inverses ont un effet à la baisse. Avec aussi l’augmentation de capital (par opposition au rachat d’actions par la société) et l’OPA quand la société en est à l’origine (elle essaie d’en acquérir une autre en payant un prix supérieur au cours actuel)

 

2°) Influence de facteurs macro-économique

– Climat économique favorable (période de croissance) va avoir un effet positif sur la plupart des cours. À l’inverse, un climat de récession les poussera    à la baisse.

– Perspectives du secteur de l’entreprise (distribution, pétrole, technologie) influent sur tous les titres du secteur, indépendamment du climat économique général.
– Bons résultats annoncés par une société concurrente (société du même secteur) ont souvent un effet à la hausse. Même si les deux sociétés sont dans une situation de forte concurrence.
– Hausse des taux d’intérêt (fixés aux États-Unis par la Fed et en Europe par la BCE) ont un effet négatif sur la bourse. En effet, elle entraîne une

– hausse du coût du crédit et gêne donc le développement des entreprises.
Publication de statistiques économiques: inflation, chômage, confiance des ménages, des chefs d’entreprise ont aussi de l’influence. Ainsi que des indicateurs normés publiés par des instituts reconnus par le marché).
– Agences de notation (Moody’s, Standard & Poor’s, Fitch Ratings…) attribuent aussi des notes à la plupart des grandes sociétés. Ces notes sont censées représenter la solidité financière de la société. La baisse de la note d’une société entraîne souvent une baisse du cours car elle correspond à une prévision de dégradation des résultats. La baisse de la note gênera aussi l’entreprise dans son développement. Car les banques lui demanderont un taux d’intérêt plus élevé pour leurs futurs crédits.
– Hausse du cours d’une devise défavorise les sociétés exportatrices de la zone de la devise : elles auront plus de mal pour exporter car elles seront devenues moins compétitives. À l’inverse, elle a un effet favorable sur les sociétés importatrices, ou les sociétés dont l’essentiel du marché est hors de la zone.
– Hausses des cours du pétrole et du gaz à un effet favorable sur les sociétés pétrolières et surtout parapétrolières (prospection, extraction, transport, stockage). Elles ont un effet défavorable sur les sociétés de transport (compagnies aériennes, transports routiers).
– Hausses de cours des métaux ont un effet favorable sur les sociétés productrices (sociétés minières, de première transformation). Elles ont un effet défavorable sur les secteurs qui consomment ces métaux, tels que le bâtiment et les travaux publics.
– Hausses de cours de produits alimentaires ont un effet favorable sur les semenciers, les sociétés de matériels agricoles, les sociétés agro-alimentaires bien établies qui peuvent répercuter les coûts dans leurs prix de vente. Elles ont un effet défavorable sur les sociétés qui ne peuvent pas répercuter leurs coûts.
Des événements extérieurs peuvent avoir un effet souvent à la baisse sur les cours : menaces de nationalisation par les dirigeants d’un pays où la société est implantée, appel au boycott…

Il faut noter l’influence limitée des crises sur la bourse, cette dernière est beaucoup plus sensible aux périodes de récession (déclarée ou à venir) qu’aux périodes de crise.

 

3°) Influence des facteurs psychologiques

  • Les rumeurs (fondées ou non) : rumeurs de bons (ou de mauvais) résultats, rumeurs d’OPA. (utiliser des informations privilégiées à son profit ou au profit de tiers est un délit puni par la loi : délit d’initiés).
  • Les tendances et les modes, comme celle des sociétés internet qui a provoqué une bulle spéculative au début des années 2000.
  • Les réactions (sous-réactions et sur-réactions notamment) individuelles et collectives des investisseurs au marché sont étudiées par la finance comportementale
  • Les méthodes de bourse : quand elles sont appliquées par de nombreux investisseurs, elles peuvent être auto-réalisatrices : quand de très nombreux investisseurs vendent (ou achètent) un titre dont le cours réalise une certaine figure d’analyse technique.
  • Les comportements moutonniers qui amplifient une hausse ou une baisse au-delà du raisonnable.

 

Gestion “globale”:

La gestion d’un portefeuille prend donc en compte l’intégralité de l’actualité économique sur l’entreprise concernée et le marché sur lequel elle se place.

La gestion spéculative, elle, prend comme élément de valorisation principal la valeur donnée par le marché et sa tendance évolutive. Cette estimation varie en fonction des annonces économiques, bonnes ou non pour le cours, et qui peuvent entraîner un retournement de tendance, parfois rapide voire irrationnel.

L’information essentielle prise en compte par un gestionnaire restera cependant le cours et la tendance du marché.

 

 

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